Cette vingt-deuxième mission pour l'agent Bond, Quantum of Solace, a la particularité d'être une suite directe à son prédécesseur, le remarquable Casino Royale, permettant à l'agent britannique d'aller au bout de sa vendetta.
Passé un remarquable générique, on est donc plongé au cœur d'un intrigue où, plus que jamais, Bond va devoir faire face à ses démons. Marqué par la grève des scénaristes, Quantum of Solace permet à Marc Foster de nous emmèner à travers divers pays, allant de l'Italie à la Bolivie en passant par l'Angleterre et Haïti, toujours en braquant sa caméra sur Bond et sa vengeance, qui va devoir faire face à du terrorisme et des complots de grandes ampleurs.
Alors, cet opus n'atteint jamais vraiment la réussite du précédent, l'oeuvre veut jouer sur trop de tableaux en même temps sans pour autant tous les maîtriser. Il y a une tentative de scénario complexe mais qui finalement, bien qu'intéressant, est un peu trop téléphoné, une envie de miser sur l'émotion, ce qui ne fonctionne pas vraiment mais aussi sur des séquences spectaculaires, qui sont plutôt réussies. L'ensemble est finalement un peu maladroit, et ne provoque que trop peu de sensations, si ce n'est quelques pics d'intensités, c'est dommage, car ce n'est pas désagréable à suivre, bien au contraire.
Ce nouveau personnage de Bond est toujours très convaincant, avec un remarquable Daniel Craig pour l'interpréter, donnant ce qu'il faut en froideur et charisme. Il est bien entouré notamment par Olga Kurylenko, elle aussi guidée par la vengeance, quand Mathieu Amalric s'en sort honnêtement en antagoniste. La réalisation de Foster est assez efficace voire même élégante par moments et nous entraîne plutôt bien dans cette aventure réaliste et ces divers pays.
Si Quantum of Solace n'atteint jamais la force de son prédécesseur, elle n'en reste pas moins une mission plutôt réussie, assez agréable à suivre avec une tension présente dans les moments importants, un rythme maîtrisé et des personnages intéressants, bénéficiant de comédiens largement à la hauteur.