« Queens of the Dead » signé Tina Roméo, fait irruption comme un cri de vie éclatant venu du royaume des morts. Dans cette comédie horrifique survoltée, un groupe de drag queens, club kids et autres créatures de la nuit voit leur soirée underground sabordée alors qes des zombies tentent de s'inviter à diner. Mais au lieu de fuir, nos héroïnes déploieront leurs talents pour se défendre : maquillées, armées de talons et d’ironie, prêtes à transformer l’apocalypse en spectacle total.
C’est queer, kitsch, ravageur. Sous ses airs de farce sanglante, le film célèbre la communauté LGBTQ+ comme un bastion de créativité et de résistance. Chaque personnage, entre shade et drama, incarne une nuance d’extravagance. Parmi ce casting impeccable, Nina West irradie de présence et de générosité, Cheyenne Jackson déploie un charme solaire sans jamais perdre de sa légèreté, tandis que Dominique Jackson et Margaret Cho livrent des performances électrisantes, pleines d’esprit et de feu.
La réalisation de Tina Roméo est un bijou : rythmée, fluide, d’une inventivité débordante. Elle transforme chaque scène en moment pailleté où la peur et la fête cohabitent, où l’humour dévore l’horreur. Derrière la comédie tonitruante, on sent un véritable geste d’artiste : celui d’une cinéaste qui filme la fête comme un acte de survie et la différence comme une victoire.
« Queens of the Dead » ne ressuscite pas seulement les morts — il réveille notre envie de vivre, danser et rire, même au milieu du chaos. On en sort ébloui, prêt à crier : encore !