7
252 critiques
The Formalist
A sa manière, et c’est probablement ce qui divise dans son cinéma, Guadagnino œuvre toujours à la frontière de l’impressionnisme, cherchant à imprégner l’imaginaire plus que le conscient, développant...
le 26 févr. 2025
En tant que double, William Lee porte bien : veston, feutre, grosses lunettes, flingue et seringue. Mais le Bill n'a pas plus de consistance qu'une feuille de papier à cigarette en dépit de la silhouette robuste de Daniel Craig, inexploitée.
La quête d'un corps déjà vieillissant souhaitant repousser ses limites par la drogue, le sexe et l'alcool peine à convaincre tant tout est soigné, lisse, prêt à porter.
On peut saluer la tentative de Luca Guadagnino de ne pas se complaire dans la déchéance, de poser un regard tendre sur son Lee, colosse semi fragile, fantôme hantant sa lourde carcasse, mais le risque, trop grand, surtout eu égard à l'étirement de certaines scènes, est de flirter avec la mièvrerie et le désabusement nombriliste. La romance n'aide pas, plutôt fade, et la construction du récit en 4 parties, assez déséquilibrée, provoque une distanciation malvenue.
C'est dommage, parce que ce film aux décors factices, théâtre sensuel visuellement travaillé, avait de quoi questionner réalité et fiction (et donc, la vie et le désenchantement) telle cette scène, excellente, où Lee regarde la maquette de son immeuble dans lequel il évolue, comme enfermé dans sa propre histoire, mise en abîme cinématographique, promesse d'un voyage halluciné qui, au final, nous laisse à quai au milieu d'images qui s'éternisent, poseuses.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films de 2025
Créée
le 17 mars 2025
Critique lue 13 fois
7
252 critiques
A sa manière, et c’est probablement ce qui divise dans son cinéma, Guadagnino œuvre toujours à la frontière de l’impressionnisme, cherchant à imprégner l’imaginaire plus que le conscient, développant...
le 26 févr. 2025
8
1100 critiques
Luca Guadagnino s’empare de Queer avec la ferveur d’un archéologue fou, creusant dans la prose de Burroughs pour en extraire la matière brute de son roman. Il flotte sur Queer un air de mélancolie...
le 14 févr. 2025
5
8256 critiques
Nul doute que la lecture de Queer, le roman autobiographique de William S. Burroughs, a fortement marqué Luca Guadagnino, alors adolescent. En recréant le Mexico des années 50 et la jungle...
le 25 janv. 2025
7
12 critiques
Pour son premier long métrage, la norvégienne Emilie Blichfeldt adapte avec malice la fameuse histoire de Cendrillon, pourvue comme l'on sait, de scènes où s'exprime la cruauté. Cependant la...
le 19 avr. 2025
8
12 critiques
Premier film de la canadienne Ariane Louis-Seize, Vampire humaniste cherche suicidaire consentant, impressionne.Le ton est donné dés le titre : drôle, grinçant et suffisamment narquois pour générer...
le 1 mai 2024
7
12 critiques
A l'image du milieu qu'elle filme, la caméra de Dominique Marchais n'a de cesse de cheminer, à ras d'eau ou tel un oiseau de rivière, légèrement surplombante, contemplative d'un état du paysage,...
le 6 déc. 2023
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème