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The Formalist
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le 26 févr. 2025
Je ne connaissais ni le réalisateur, ni les livres de William Burroughs (faisant parti du mouvement littéraire « beat génération ») dont le film est inspiré du coup quelle surprise !! J’ai tenté de comprendre ce qui se Jouait, le pourquoi du comment, où le réalisateur voulait nous emmener… et autant dire que je suis ressorti sans réellement savoir… L’amour en thème centrale? Le désir? La passion? La solitude? L’homosexualité dans les années 50? L’homosexualité? Le refoulement? La sexualité? La vieillesse? Le temps qui passe? La dépendance aux autres? Peut être un peu de tout cela… La narration restant superficielle on ne sait jamais réellement ce qui se joue entre les personnages, donc on tente de le deviner. En creusant après vu le film j’ai cru comprendre que c’était le style du réalisateur, il aime parler de désir, d’ambiguïté tout en laissant le spectateur deviner ce qui se joue.
Gros point fort pour l’esthétisme des images qui est tellement incroyable que l’on a l’impression d’être dans des tableaux d’Edward Hopper. Le décor a excellemment bien été recréé ; une vraie ambiance Mexicaine des années 50.
Je souligne l’élégance des 2 acteurs principaux qui rentrent parfaitement dans leurs rôles. Daniel Craig est plutôt «surprenant », voir même très “investi”. On apprécie ou pas … Mais quand on comprend le pourquoi l’acceptation de ce rôle et son propre regard sur la masculinité en général ça peut amener à déconstruire son rôle dans James Bond qui ne le définie pas en tant que personne tout d’abord et aussi à s’interroger sur le regard que l’on pose soit même sur la masculinité.
Attention je spoile sur cette partie :
La seconde partie du film lorsqu’il part prendre de « l’Ayahuasca » au Brésil est assez loufoque. Même si le cinéaste tente de dépeindre dans certaines scènes l’effet de la prise on rentre presque dans le style fantastique. D’autant plus quand on connaît ce qui se dit autour de cette drogue/plante hallucinogène et la profondeur de ce que les gens viennent chercher en la prenant. J’aurai donc aimé plus de profondeur sur cette partie, à savoir que souhaitait il trouver en partant l’as bas? Encore une fois c’est à nous de supposer… Dommage…
Mais en creusant sur le net après voir vu le film j’ai compris que chaque scène de ce « trip » prenait tout son sens. Comme par exemple la scène où il tire sur Eugène visant le verre sur sa tête. C’est tiré de l’histoire vraie de Burroughs qui a tué sa femme par accident en souhaitant imiter un héros mythologique (Guillaume Tell). Il a été hanté par cet événement tout au long de sa vie et c’est cet événement précisément qui l’a amené à écrire son tout premier roman “Junky”.
Je mets tout de même 8 pour l’originalité du film, le style est unique, la réalisation est unique, le scénario est unique, l’esthétisme des images est unique, et c’est en ça qu’il ne nous laisse pas indifférent car il a ce quelque chose que les autres films n’ont pas et surtout il nous amène tout le long à s’interroger. Il faut avouer que peu de film laisse cet effet. Il y a aussi cet aspect culturel avec la découverte de William Burroughs (dont le réalisateur était inspiré pendant son adolescence) peu connu en France mais figure littéraire au USA et connu de la majorité des étudiants dans les universités.
Dans le fond, ce film peut inspirer une première réaction à chaud en le croyant surfait puis quand on creuse on se rend compte que c’est loin d’être le cas, chaque scène a un sens bien plus profond qu’on l’imagine. Finalement, pour le comprendre (instantanément) le mieux c’est de connaître l’auteur et/ou de comprendre le language du cinéaste car sa narration se fait par les images, la représentation des scènes et des symboles. Peut être que ceux qui connaissent déjà l’écrivain seront satisfaits pour les autres se sera sans doute une énigme à déchiffrer.
Créée
le 7 avr. 2025
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