Il semble important pour le cinéma français d’enfiler régulièrement son heaume et de partir en croisade, lutter contre la xénophobie et nous rappeler que le vivre ensemble, c’est important. À l’écran, c’est surtout Michèle Laroque qui enseigne l’opéra à un jeune des cités — ou le karaoké à sa femme de ménage noire, au choix —, Nathalie Baye qui apprend à Lyna Khoudri à faire des ourlets, Daniel Auteuil qui apprend le bon parler à Camélia Jordana et on en passe tant les exemples font foison. Comme retrouver Michel Drucker le dimanche après-midi nous rappelle à nos bonnes valeurs réactionnaires, le sauveur blanc qui vient rééduquer la banlieue difficile pointe son minois quelques fois l’an devant des salles malheureusement émues, dupées par une guimauve dont elles ne questionnent pas le regard. En miroir, nous avons les films qui abordent frontalement le sujet de l’immigration à travers ce même regard. Celui d’un·e protagoniste un peu perdu·e, des fois un peu raciste, souvent indifférent·e au sujet, qui par le fait d’aider son prochain parvient à régler ses problèmes. On insiste bien : SES problèmes.
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