Cette nouvelle année de cinéma commence avec un goût amer…
Qui brille au combat aurait, pour moi, dû être bien plus.
Il est difficile de parler négativement d’un film réalisé par quelqu’un qui, en l’occurrence, nous partage un bout de lui ou d’elle.
Au commencement, c’est ça : un drame familial centré sur la complexité, que je n’ose même pas imaginer, d’avoir une fille/une sœur atteinte d’un handicap sévère. Votre vie se retrouve régie par l’attention totale qu’exige un handicap pareil. Comment un couple avance-t-il dans ces conditions ? Comment une jeune adolescente de 17 ans se construit-elle sans pouvoir s’émanciper pleinement, avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête jusqu’à la fin ?
Les quelques premières minutes nous entraînent joliment dans cette histoire. Joséphine Japy filme le personnage de Bertille (incarnation de sa sœur) avec beaucoup d’amour et de tendresse.
Seulement voilà : le film finit par dévoiler une sous-intrigue gênante. Marion, 17 ans, un peu perdue, se retrouve dans une relation perverse avec un quasi-quadragénaire horrible, voire dégueulasse, qui est, d’ailleurs, écrit sur un post-it… Le film délaisse alors Bertille, le handicap et l’importance de cette pièce maîtresse dans le puzzle familial.
J’ai été perdu, perdu par des personnages peu profonds et par cette horrible sensation que Bertille n’est qu’un prétexte pour nous émouvoir. Cela m’embête de ressentir cela, connaissant la totale sincérité de Joséphine Japy dans son envie de partager un bout d’elle-même et de son vécu familial porté par ce handicap.
On a presque l’impression qu’on ne lui a pas laissé totalement la main sur ce qu’elle souhaitait raconter.
Cependant, il faut absolument féliciter l’énorme travail de Sarah Pachoud, interprétant ce handicap avec un respect immense et une justesse absolue !