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Un village au coeur de la Transylvanie.
C'est bien le pays du comte Dracula. Une contrée habitée des monstres qui paraissent irréels mais dont on sent la présence. Une présence constante qui vaut son pesant des siècles écoulés, remplis de haines et de vengeances. Une présence toute proche, à la portée d'un coup de fusil ou d'un regard.Une présence qui glace le sang.
Si plus personne ne veut travailler pour un salaire minimum, la boulangerie industrielle fait venir les ouvriers sri-lankais, si différents des enfants du pays. Cette terre, pourrait-elle rompre un jour avec sa tradition de repli sur sa communauté, pour le meilleur et pour le pire et jusqu'à la fin des temps ?
Les habitants de ce pays disent avec la même franchise qu'ils n'ont rien contre ces gens-là à condition qu'ils restent chez eux, comme ils disent à leur fils de ne jamais approcher un animal sauvage sans être armé.
Ils ont à peine réussi à se débarrasser des gitans et il y a d'autres envahisseurs qui arrivent.
Que les Français s'occupent d'intégrer leurs noirs et leurs arabes, dans les Carpates on n'a jamais eu de passé colonial et on ne veut pas être envahi.
Et si on n'a pas le droit de le dire c'est comme si on retournait à l'époque de dictature de Ceausescu.
La scène de la réunion des villageois avec les élus et le concentré de la crise actuelle du vieux continent enlisé dans ses problèmes identitaires.
Une lueur espoir, nous réveillera-t-elle à l'aube en nous disant que les monstres sont partis...
que ce ne sont que des masques de carnaval qu'on a vus dans un mauvais rêve et qui disparaîtront le matin...
R.M.N. comme Roumanie; F.R. comme la France; E.U.R. comme Europe.
Créée
le 22 mai 2023
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