Dans la ville mexicaine de Matamoros, on prépare la rentrée scolaire dans l'école de la ville, réputée pour être une des pires (si ce n'est la pire) du pays. Une école qui prend des airs de prison, hyper sécurisée, dans laquelle les élèves doivent obéir au rang. Une école sans moyen aucun, tandis que tout l'argent alimente le trafic de drogue.
L'arrivée d'un professeur, qui s'est porté volontaire pour être muté ici, va révolutionner le climat scolaire et permettre aux élèves de se découvrir soi-même et de rêver à un autre destin.
La clef de ce film, à visée humaniste, est résumée dans ce que le professeur voir et croit, au-delà des programmes scolaires et de la performance : le potentiel de chacun.
Utilisant une vaste palette d'émotions : l'humour beaucoup, porté par les personnages hauts en couleur du directeur et du professeur, assorti d'un message d'espoir, d'optimisme et de bienveillance. D'autre part la dure réalité sociale, pleine de violence et de corruption, qui vient écraser toute tentative d'échapper à son quotidien.
Le film, sous une légèreté humaniste, une bienveillance contagieuse et une fraîcheur pédagogique, montre toute la violence de la condition sociale de ses enfants. Il y a l'élève brillante qui habite à la déchetterie municipale, le jeune effronté pris entre la découverte du savoir et le gang auquel appartient son frère, ou encore cette petite, passionnée par la philosophie, condamnée à rester à la maison pour s'occuper de sa fratrie. Un bel hommage au professeur Sergio Correa et à tous les professeurs qui donnent de leur temps et de leur personne pour réaliser le potentiel d'enfants.