- So, what was wrong with Nat Bernstein? - He wore white socks with a tuxedo!

Tout au long de sa fructueuse carrière, Woody Allen nous a souvent conté des histoires empreintes de nostalgie voire de mélancolie sur le monde de ses jeunes années.
Parmi celles-ci, la plus évocatrice est certainement Radio Days. Véritable plongée dans l’enfance sur réalisateur, le film n’est pas tant une histoire qu’une simple chronique de la vie d’une famille juive de Brooklyn avec, en toile de fond, la radio qui servait alors de dénominateur commun à la majorité de la population.


Woody Allen s’attache surtout à nous décrire l’influence de la radio sous toutes ses formes, de l’attaque des extraterrestres qui terrifia les USA aux événements tragiques vécus en direct tout en passant par les émissions du soir qui rassemblaient les familles dans le salon, tout y est ou presque.
Radio Days est un long-métrage dans l’ensemble assez réjouissant qui parvient à transmettre le plaisir de la radio aux générations nouvelles qui sont nées avec tous les supports multimédias possibles et inimaginables. Comme souvent, le réalisateur new-yorkais excelle à l’écriture et parvient, à travers dialogues et scénettes, à rendre tous les personnages attachants. Woody Allen a visiblement pris du plaisir à tourner ce métrage et la présence de plusieurs de ses acteurs fétiches dans des rôles anecdotiques voire même figuratifs révèle l’importance du film pour son réalisateur.


Cependant, Radio Days ne marque pas les esprits. Si on assiste à une reconstruction sympathique des jeunes années de Woody aidé par ses camarades de jeu, c’est à peu près tout. Le risque lorsqu’on écrit une chronique de la vie de quelqu’un ou de la sienne est de ne rien raconter du tout. Si un film n’a pas besoin d’aller d’un point A à un point B pour être excellent, le manque de conclusion peut parfois donner l’impression d’avoir passé 1h30 un peu vaine à regarder un metteur en scène se faire plaisir.
Le jeu des acteurs est bon, le film est tantôt drôle, tantôt touchant, mais je pense que d’ici la fin de l’année j’en aurai oublié l’essentiel. Un divertissement honnête, en somme.

Créée

le 29 oct. 2019

Critique lue 253 fois

Radio Days

Radio Days

8

Hypérion

le 27 juin 2011

Suivre

In the mood, Lullaby of Broadway !

Radio Days, c'est un voyage musical et temporel, où le spectateur est invité à découvrir le quotidien d'une famille juive New Yorkaise dans les années 30. Le tempo de ces "aventures" typiques de...

Radio Days

Radio Days

7

KingRabbit

le 10 mars 2013

Suivre

Orson Welles fout la merde

"Radio Days", le temps de la radio, le temps où la télévision était marginale et où l'Amérique toute entière avait les oreilles tendues vers d'énormes postes radiophoniques qui diffusaient des shows...

Radio Days

Radio Days

6

JakeElwood

le 29 oct. 2019

Suivre

- So, what was wrong with Nat Bernstein? - He wore white socks with a tuxedo!

Tout au long de sa fructueuse carrière, Woody Allen nous a souvent conté des histoires empreintes de nostalgie voire de mélancolie sur le monde de ses jeunes années. Parmi celles-ci, la plus...

Annie Hall

Annie Hall

7

JakeElwood

le 22 juil. 2014

Suivre

A relationship, I think, is like a shark. You know? It has to constantly move forward or it dies.

Attachez vos ceintures, nous voilà partis pour 1h33 de dialogues non-stop ! Pas d'escale avant la fin du film, j'espère que vous avez pris vos précautions. Considérée par beaucoup comme une des...

Seul sur Mars

Seul sur Mars

6

JakeElwood

le 23 oct. 2015

Suivre

Il faut encore sauver Matt Damon.

Après la vague de biopics en tout genre et l’overdose de super-héros, sommes-nous en train d'assister au début de la mode des films dans l’espace ? Après Gravity et Interstellar pour ne citer qu’eux,...

La Chasse

La Chasse

9

JakeElwood

le 2 mai 2014

Suivre

Le poids des mots.

En premier lieu, pour avoir vécu dans la province danoise, je tiens à souligner le réalisme prenant du village au cœur de l'hiver danois. On s'y croirait à tel point, aussi bien au niveau des décors...