Un scénario nul à souhait, des dialogues aussi bidons que ceux d'un épisode de télé-réalité, un jeu d'acteur digne de nos talents français des réalités scénarisées avec le fameux Dustin Hoffman, incroyable dans son rôle d'autiste, oui, une interprétation incroyablement dépersonnalisée dont les traits ont été tellement forcés qu'ils ont aisément transpercé le script. Il est un abime entre la justesse et l'imitation, quel spectateur effronté mettrait au même rang la performance d'Hoffman avec celle de Tony Shalhoub (dans Monk) ? Si ce film était censé nous faire abominer l'autisme, l'objectif s'en trouve atteint tellement le personnage insupporte à chaque instant. Et que dire de cette bande originale, se voyait-on déjà dans la jungle, Tarzan prêt à bondir de nulle part, puis par la suite, en tenue de yoga à l'écoute de la musique de relaxation diffusée, sûrement pour apaiser le spectateur après avoir subi ce duo dissonant d'outrance et de nonchalance. Il y avait un potentiel pourtant, une idée générale qui n'a malheureusement pas été exploitée. L'adverbe s'avère ironique puisque ce film remporta malgré sa terrible vacuité quatre oscars et deux golden globes. Une mention admirable pour Valeria Golino et sa magnifique interprétation de Pianta Domestica.