La première fois que je l'ai vu, j'étais au ciné avec des amis et... Je me suis faite... Enfin, j'ai baillé quoi. Pourquoi ? Parce que... J'étais pas avec des voisins open à ça, parce qu'on savait peut être pas trop ce qu'on allait voir, parce que j'avais mal dormi ??? Allez donc savoir... Puis il est passé biiiiieeeeennn plus tard à la TV je crois... En tout cas je l'ai revu. Seule. Chez moi, sur mon canapé et dans mon piloupilou. Et là, j'ai adoré. J'ai acheté le DVD le lendemain (enfin je l'ai commandé). Et puis j'ai persisté en commandant l'art book (eh oui je suis un peu du monde du dessin quoi...). Et quand j'ai reçu le DVD je l'ai maté plusieurs fois ! Il y a tout ! Une histoire riche, complexe, des personnages hyper travaillés sur le fond comme sur la forme, des images magnifiques, et c'est drôle ! Mais ouiiiii. Même les passages où on se dit qu'il faut fumer un peu pour apprécier, sont assez délectables quand on pense que c'est un caméléon qui pense tout ça !
L'histoire : Rango, caméléon apprivoisé en grosse crise identitaire, un NAC un peu fracassé par le système quoi, se retrouve jeté lors d'un accident de déménagement sur la route... En plein désert ! Pssssssshhhhhhtttt ! (ça chauffe et ça s'évapore). Il va alors trouver refuge dans la ville des animaux crasseux de l'ouest : la bien nommée Dust. Ville qui croupit dans la poussière tant la pénurie d'eau est apocalyptique. Mais où est l'eau ??? Est-ce normal que celle-ci ne coule plus ??? Et notre mal fichu Rango va endosser l'étoile du shérif, mener l'enquête, faire dix milliards de c... ries et se faire une identité avec plus ou moins de réussite.
Pfiou ! Tout ça sur un ton de métaphysique et d'introspection. Les clins d'œil aux films de western et aux films barrés sont nombreux, la voix de Johnny Depp dans sa belle époque colle vraiment bien au personnage. Les images sont magnifiques, les concepts arts, les charadesigns... Sont juste... Wow. Désolée.
Mention spéciale à la chevauchée des chauve-souris qui pour ma part me fait toujours mourir de rire.
Bref, il faut oser s'y attarder, le revoir pour vraiment se rendre compte du taf qu'il y a dans ce film d'animation. Du grand art.