Epoustouflante démonstration qu'un court-métrage n'a pas besoin de devenir un long pour être qualifié de chef-d'oeuvre à part entière.
C'est surtout un merveilleux hommage aux effets spéciaux du cinéma, ceux d'avant les fonds verts et les acteurs couverts de câbles et de capteurs.
L'histoire est celle d'un touchant petit squelette, personnage autrefois célèbre de "Jason et les Argonautes", qui se retrouve au chômage. Au fil de ses états d'âme et de ses auditions ratées, on rencontre tous les anciens monstres mis au placard, comme le monstre du Lac noir, le T-rex de "Jurassic Park" ou le T-1000 de "Terminator 2".
Il y a des scènes très drôles, comme celle où le squelette est obligé d'aller attendre dans la salle d'attente des monstres pour son audition, celle où la bière qu'il boit traverse son corps pour tomber directement sur le sol ou celle où la combinaison en caoutchouc du monstre du lac noir emprisonne un veilleur de nuit.
C'est drôle, émouvant, beau et techniquement impressionnant. Le film intègre plusieurs techniques d'animation avec poésie et humour.
On sent une immense tendresse pour cet artisanat du cinéma, mais avec beaucoup de second degré. Je trouve l'équilibre parfait.