Jusqu’à sa scène finale traumatisante, Rec emprunte la voie royale du nanar premier choix : caméra qui a la bougeotte pour rien du tout mais surtout pour faire genre « c’est réel », acteurs, surtout les seconds rôles, aussi crédibles qu’un film de fin d’études (ah les infectés…), gore qui frise plus d’une fois le grand-guignolesque. Ca partait pourtant bien, façon vrai reportage sur les pompiers, avec une pointe d’autodérision communicative. Manière de faire monter la pression jusqu’à l’arrivée sur les lieux du « drame ». Mais dans l’action, Rec choisit l’autoroute du nanar et on ne sait plus trop si on doit rire ou être consterné (un peu des deux en fait). La scène finale, forte et bluffante, sauve un peu le film mais le laisse le cul entre deux chaises, entre terreur et ridicule.