Red Dog n'est ni le blockbuster de l'été, ni un film d'auteur au twist à vous lécher les bourses ou vous gratter le cul par terre. Non, Red Dog est une petite comédie au grand cœur et au scénario prévisible. J'ai presque envie de dire "familiale" mais alors exclusivement dans le cas où vous auriez envie de faire pleurer vos gosses tout l'après midi. Un film qui restera pour moi comme une référence en matière de film d'"animaux". Ils ne sont pas nombreux sur les chiens mais sur une échelle avec Marley et moi et Hatchi, Red Dog n'aurait pas à rougir d'être loin devant. On est aussi très loin d'un genre niaiseux, à la Beethoven ou Benji par exemple. Plus, c'est tiré d'une histoire vraie. Ce qui n'est pas sans rajouter un peu de cachet au récit de cet animal, si peu ordinaire.


L'action se déroule en Australie, à Dampier, une petite bourgade ouvrière du nord ouest. A travers les yeux, chargés d'un mélange d'alcool et de tristesse, de ces ouvriers miniers qui épanchent leur vie dans le bar local. On nous raconte les aventures de ce croisé Kelpie qui aimait prendre le bus ou faire du stop pour se rendre d'un point A à un point B. Pour reprendre leurs termes : Red Dog, le chien de tout le monde mais celui de personne. Sauf qu'un jour, il rencontre John, le nouveau chauffeur du bus des ouvriers. Commence alors une fable magnifique sur la fidélité de nos petits compagnons à 4 pattes. Une histoire dite "culte" chez eux, il n'y a pas une oreille dans l'outback qui n'ait pas entendu parler de ce chien.


Le film a reçu différents prix dans les contrées australiennes, dont plusieurs fois celui du meilleur réalisateur pour Kriv Stenders et celui de meilleur film. En effet, la mise en scène est vraiment soignée et les images sont superbes. On pourrait croire à certains plans facilement sortis de ce bon vieux Into The Wild. Red Dog est un film qui méritait définitivement sa place dans nos salles obscures ! A voir pour les amoureux des animaux ou pour d'autres qui auraient envie de lâcher quelques neurones, par les yeux.

Bert_Veilleux
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le 11 déc. 2015

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Bert_Veilleux

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