Red Flags est le 2è long métrage du réalisateur néerlandais Lodewijk van Lelyveld après F*ck Love en 2019. Celui-ci a aussi travaillé sur des séries télévisées. Il met ici en vedette la jeune comédienne et chanteuse Kes van den Broek et Danny Dorland.
Sam (Kes van den Broek), jeune néerlandaise est partie en Thaïlande pour rejoindre son petit ami. Mais apparemment celui-ci ne s'est pas bien comporté avec elle (on n'en saura pas plus) alors elle décide de le quitter et de rentrer en Hollande. À son retour, sa grande sœur (brune, qui ne lui ressemble pas du tout) lui trouve un petit boulot dans l’hôtel dans lequel elle travaille. C'est là qu'elle fera la connaissance de Fender (Danny Dorland), le fils d'une riche femme célèbre qui est "influenceur". Un jeu de séduction s'installe rapidement entre eux. Or, celui-ci lui envoie rapidement des "red-flags", à savoir des signaux négatifs. Néanmoins, cette dernière, un peu perdue, ne peut s'empêcher de tomber sous le charme de ce bellâtre riche qui a un pois-chiche à la place du cerveau. On se rend compte en effet que Fender lui cache quelque chose.
Quand Sam s'en rend compte, elle décide de le quitter. Au final, ce qu'il cache n'est pas grave du tout : il peint des toiles très moches qu'il présente masqué sur internet pour les vendre. Le reste du temps il fait de la musculation pour parfaire son corps de rêve. Cependant, Sam l'a déjà quitté. Alors forcément, il essaie de la reconquérir, comme dans toute bonne comédie romantique, et là, ils nous font le coup de l'accident de la route. Il se retrouve à l’hôpital, alors forcément la fille doit compatir et se rend à son chevet. On croit que c'est ainsi qu'il la reconquiert, mais on se trompe. Alors qu'il est rétabli, elle lui annonce qu'elle part faire le tour du monde (ou au moins de l'Europe) avec son sac à dos, parce qu'elle se cherche encore.
Si la comédienne Kes van den Broek est à la hauteur du rôle (on sent qu'elle a du potentiel), Danny Dorland est lui plat et fade au possible. Malheureusement, le scénario est tellement mauvais (petites incohérences, psychologie des personnages pas du tout travaillée, nombreuses facilités) qu'on s'ennuiera gentiment jusqu'à la fin du film où notre vie ne sera pas particulièrement bouleversée. Mais ça peut peut-être plaire à des pré-ados.