Resolution. Une chose est sûre, il y a de l'idée. L'intrigue commence plutôt bien. Une certaine tension est maintenue tout du long avec la hantise de voir exploser à l'écran ces soubresauts irrationnels qui abiment la pellicule ou hantent la bande-son. On sent les auteurs inspirés dans une intrigue qui prend des allures étranges à mesure qu’elle avance (on sent tout de même venir le mindfuck). Une ambiance se dégage de cette mise en scène travaillée et de l’environnement dans lequel les personnages évoluent. Un environnement angoissant, de plus en plus oppressant à chaque scène et enfermant nos personnages. A noter que ces derniers sont correctement interprétés par les acteurs, aidés par des dialogues qui font mouches (en particulier le junkie, Vinny Curran excellent et acteur au potentiel certain)

Le syndrome « Lost » ? Resolution soufrerait-il de ce syndrome ? Ce syndrome de la série fantastique crée par J.J. Abrams, D. Lindelof et J. Liebber : des auteurs ayant une idée de départ excitante dont ils n’avaient imaginé l’issue et nous entrainant alors dans une spirale de l’interrogation aux réponses peu concluantes. Il y a un peu de ça dans Resolution. On sent les auteurs qui ont une bonne d'idée de départ mais qu’ils ne savent réellement conclure. On les sent tirailler, ne sachant réellement quel chemin emprunter (fantastique, SF, trip,… ?) et fourrant tout un tas d’éléments à leur récit qu’ils rendent quasiment incompréhensibles (le risque ainsi de perdre des spectateurs au passage). A la façon de « Lost » donc, ils apportent énormément d’interrogations sans réellement donner de réponse concrète, préférant laisser le spectateur imaginer comme il l’entend ce à quoi il vient d’assister. Pourquoi pas ! La démarche n’est pas inintéressante en soit, une façon comme une autre d’impliquer le spectateur. Mais voilà, la frustration qui en ressort pourrait minimiser l’impact d’un film qui empruntait des chemins intrigants, menaçants et délirants. Reste une histoire énigmatique que certains pourraient qualifier de vaine mais garde en elle un intérêt grandissant (et c’est un fan de Lost qui vous l’écrit).

Resolution avait tout pour être une pépite à l’aura culte. Le film de Justin Benson et Aaron Moorhead aurait mérité un parti-pris un peu plus engagé. Un engagement éclairant des points d’ombres minant finalement l’ensemble, dommage. Il n’empêche que le film a assez de qualité et d’intérêt pour qu’on s’y arrête et qu’on se laisse entrainer dans ce lieu perdu à l’atmosphère étrange...
IllitchD
6
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le 15 sept. 2012

Modifiée

le 17 sept. 2012

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IllitchD

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