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Always the bun
L’Angleterre, c’est ma dope : la bouffe, la politesse, la bière, les maisons alignées, l’uniforme à l’école, les jokes fines et potaches à la fois, les saucisses aux oeufs au petit déj, les claviers...
le 4 avr. 2017
Dans cette grande retrospective Ivory, j'ai également prévu de revoir ce que je considère comme ses 4 meilleurs films (je n'ai jusqu'à présent pas été démenti), et le premier des 4 fut Howards End, probablement le premier film que j'ai vu de l'auteur, à sa sortie en 1992. Et c'est dingue, car immédiatement, remarque valable pour le carré, le film apparait supérieur au reste de sa filmographie, haut la main. Pourtant, même scénariste, même producteur, même type de sujet depuis les années 60, mais se met parfois en place une alchimie qui fait que ça fonctionne, que ça fait corps et que ça génère du beau. Le film a très bien vieilli, l'ensemble est ample, c'est une adaptation de Forster, mais il y a aussi Dickens, du Proust dans cette oeuvre à la fois centripète et centrifuge, qui ne parle que de quelques personnes autour d'une demeure, mais qui en même temps convoque un monde, une époque, et les bouleversements qu'ils induisent dans chacun des personnages. Le geste est ample, l'écriture est précise, incisive, et l'ensemble d'une grande élégance.
Créée
le 5 juil. 2022
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