RoboCop ou le cinéma de Paul Verhoeven dans toute sa substance.
Un vrai classique de science fiction qui n'est pas qu'un simple film avec un flic devenu une espèce de machine de la justice invincible.
Non comme souvent Verhoeven met un coté sulfureux dans son film avec son habituelle provocation.
Entre excès de violence, et excès de tout nous nous situons à une période où les rues de Détroit sont devenues invivables.
La violence est partout, et les voyous font la loi.
On dirait le titre du journal de 20h.
Car c'est totalement d'actualité.
La recette donc, avec ces multinationales qui veulent se faire du fric, c'est de créer un super flic.
Après une "anicroche" comme le dit si bien le vice président de l'OCP (qui donne un mort), c'est donc un jeune loup ambitieux qui dévoile sont projet RoboCop.
Il n'y a plus qu'a attendre qu'un flic se fasse tuer (ou presque) .
Et voilà donc notre brave Alex Murphy qui au cours d'une course poursuite se fait tout simplement massacré.
C'est l'occasion de créer le nouveau flic moderne.
La réflexion du film a un coté à la fois basique, mais aussi provocatrice.
On parle bien entendu de la légitime violence, du droit de tuer, mais également du pouvoir de l'argent et des armes.
Oui c'est de la science fiction, mais oui aussi on est en plein de temps.
La seule chose à notre époque c'est que pour le moment on ne crée pas des supers flics en titane.
Dans ce classique, j'ai surtout aimé le coté un peu décalé, et certaines pointe d'humour qui sont la marque Paul Verhoeven.
D'ailleurs dans Total Recall et surtout Starship troopers, il y a aura les même ingrédients qui lui sied à merveille.
Violence, hémoglobine, et humour décalé.