Guillaume Canet nous avait prévenus : son nouveau film en tant que réalisateur ne serait pas comme ses prédécesseurs ! Étant donné que le sujet principal de Rock’N Roll est lui-même, il y avait deux possibilités : soit il serait insupportablement nombriliste, soit il pousserait l’autodérision au maximum. Vu la bande-annonce, on se doute qu’il a choisi la deuxième option. Là encore, on adhérerait à son délire ou on passerait à côté. Pour ma part, j’ai apprécié cette vision de lui-même qu’il offre au spectateur. Malgré quelques lourdeurs, qu’il n’aurait peut-être pas finalement pu éviter.
Rock’N Roll est clairement à prendre au second degré. Au début, au milieu et à la fin (surtout à la fin). J’ai souri durant la première partie, j’ai beaucoup ri durant la seconde. Cependant, le film est long par moments. Je n’ai plus en tête les scènes lourdes en question, mais je sentais que Guillaume Canet en faisait trop. Or, quelque part, ça montre qu’il assume totalement ce qu’il montre à l’écran (quand beaucoup auraient rebroussé chemin). Mais je dois vous avouer avoir trouvé « malaisant » la séquence sur Pour Que Tu M’aimes Encore de Céline Dion. J’adore cette chanteuse, mais ce moment-là est de trop. Même si j’admets que ça fait partie intégrante du plaisir personnel que s’octroie Canet.
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