Après le triomphe du premier Rocky, une suite était à prévoir, confirmant le mythe du petit loubard de quartier sauvé par la boxe, en le consacrant champion du monde ; et de toute façon, Stallone avait pensé dès le départ à une trilogie. Une nouvelle fois, l'histoire du triomphe de la volonté et de la fougue sauvage nous est racontée, c'est une success story assez classique qui s'enclenche sur la fin du précédent film et qui est du même niveau qualitatif, c'est pourquoi j'ai appliqué la même note de 9/10. Sauf qu'ici, Sly est aussi derrière la caméra, prenant en main personnellement le destin de son héros.
Il révèle avec beaucoup de maîtrise un vrai talent de réalisateur, ne serait-ce que dans les séquences de boxe qui sont beaucoup plus élaborées que dans le premier Rocky. Son premier film, la Taverne de l'enfer tourné juste avant, a permis à Sly de ne rien laisser au hasard, s'imposant 6 mois de répétitions préparatoires, et un tournage de 10 jours pleins pour le combat final, avec des angles et des plans plus travaillés. Il reprend donc les mêmes acteurs et entame une évolution des personnages, tout en construisant une mythologie dans la plus pure tradition américaine, sur laquelle Bill Conti compose très probablement la meilleure BO de la franchise Rocky, où l'on trouve outre l'intro des grosses trompettes, des morceaux légendaires comme "Conquest", "Two kinds of love", et surtout "Redemption" et le célèbre "Gonna fly now" qui rythme la scène de footing dans les rues de Philadelphie, et qui est devenu l'emblème de toutes les salles de gym. En tout cas, cette BO est ma préférée de toute la saga.
Si l'on excepte une partie un peu mélo qui tergiverse un peu trop, dès que Adrian donne le feu vert, Sly réveille la bête de combat qui est en lui et fait couler sueur et sang sur un ring rageur où les 2 corps de Rocky Balboa et d'Apollo Creed se percutent en un ballet sauvage, rythmé par la haine et les cris d'un public comme revenu aux jeux du cirque. Avec ce film, le mythe Stallone et le mythe Rocky s'installent définitivement dans le panthéon hollywoodien.

Ugly

Écrit par

Critique lue 1.3K fois

37
10

D'autres avis sur Rocky II - La Revanche

Rocky II - La Revanche

Rocky II - La Revanche

6

Docteur_Jivago

1445 critiques

Lord of the Ring

Cet opus réalisé par Sly himself commence directement là où finissait le premier, un peu avant plutôt, on refait la fin du combat entre Rocky et Appolo.On découvre donc Rocky dans l’après combat et,...

le 10 août 2014

Rocky II - La Revanche

Rocky II - La Revanche

10

doc_ki

661 critiques

OH bal ! au balboa ohé ohé...il ne peut pas s'arrêter, ohé, ohé..de boxer, boxer, boxer

Bonsoir et bienvenue sur ma critique rapide de Rocky 2; la revanche; le film préféré de ceux qui ont des gros nénez. Des gros nénez qui pissent le sang tel un sparring partner et pas des gros nénés...

le 9 déc. 2020

Rocky II - La Revanche

Rocky II - La Revanche

6

Plume231

2387 critiques

Rocky... c'est pas le même film ???... ah non, il y a un "II" derrière !!!

On va pas se voiler la face, ce deuxième volet de la mythique saga Rocky est juste un quasi copié-collé du premier. La seule différence majeure, c'est que notre cher boxeur parti, ou plutôt revenu,...

le 26 janv. 2016

Du même critique

Il était une fois dans l'Ouest

Il était une fois dans l'Ouest

10

Ugly

1827 critiques

Le western opéra

Les premiers westerns de Sergio Leone furent accueillis avec dédain par la critique, qualifiés de "spaghetti" par les Américains, et le pire c'est qu'ils se révélèrent des triomphes commerciaux...

le 6 avr. 2018

Le Bon, la Brute et le Truand

Le Bon, la Brute et le Truand

10

Ugly

1827 critiques

"Quand on tire, on raconte pas sa vie"

Grand fan de westerns, j'aime autant le western US et le western spaghetti de Sergio Leone surtout, et celui-ci me tient particulièrement à coeur. Dernier opus de la trilogie des "dollars", c'est...

le 10 juin 2016

Gladiator

Gladiator

9

Ugly

1827 critiques

"Mon nom est gladiateur"

On croyait le péplum enterré et désuet, voici l'éblouissante preuve du contraire avec un Ridley Scott inspiré qui renouvelle un genre ayant eu de beaux jours à Hollywood dans le passé. Il utilise les...

le 5 déc. 2016