Avec sa tête de chien galeux, j'avais envie qu'il se prenne des murs, des mandales, des coups secs. Rien à battre que ses parents soient morts ou disparus, on est tous seuls face à la vie.
Ses dents trop petites ressemblent beaucoup aux miennes. Écartées, elles laissent facilement passer l'air et l'eau.
Bien que le personnage principal m'ait énervée à en crever, il y a bien une image persistante qui m'a transpercé le coeur : ce sont ces cadrages sur les doigts décharnés des parieurs qui s'aggripent aux papiers; que ce soit pour les résultats de la loterie, les aisselles piquetées de sueur, ou la poitrine gonflée d'espoir au moment de placer ses nombres, ces putains de mains tremblantes ... sinon, balec de sa vie de clochard, j'ai rien à en dire d'autre.