Premièrement je tiens à dire que j'ai vu ce film en deux fois (parce que j'étais fatigué).
De fait, et parce que ce film tient son immersion, certes dans la manière de filmer, mais surtout dans la violence, m'en sortir et y revenir, m'a fait perdre ce qui fait ce film : la violence incessante.
Bon, donc je met 8, mais je pense que je le revisionnerai d'une traite dans quelques temps et que je pourrai aisément mettre 9 ou 10.
Le film commence sur une séquence filmé très violemment, autant dans la manière de filmer (travellings rapides et saccadés), que dans la violence de ce qui se passe. On entre donc dans le film dans l'horreur.
Puis les évènements désespérants s'enchainent, sans oublier l'endométriose, parce qu'être pauvre c'est très dur, mais être pauvre et être une femme, c'est l'horreur. Puis elle se fait un ami, et il y a ce plan où elle dit "tu as un travail, j'ai un travail" etc etc etc.
D'ailleurs durant la séquence où elle est chez Riquet, on remarque bien le contraste entre l'enthousiasme de riquet, et son inintérêt, son désintérêt de la vie.
Ce plan qui montre la fatigue et la folie dans laquelle sombre le personnage, "le trou".
La capitalisme apprivoise le peuple en le maltraitant, en le rabaissant, en lui enlevant sa dignité, peuple qui est alors soumis à une sorte de capitalolégalonormativité.
Et puis elle trahit son ami, ce qui m'a paru horrible, mais enfin c'est un choix compréhensible dans cette soumission.
Mais quand à la fin il l'harcèle et qu'elle fond en larmes, c'est absolument affreux, car les choix égoistes de Rosetta ne sont que le reflet et la conséquence de son désespoir.
Ce que je trouve très bien dans ce film, c'est qu'à travers la vie désespérante d'une femme qui souffre, et qui n'en peut plus, qui souffre tellement qu'elle n'est plus solidaire, qu'elle veut juste "être normale", ce film fait la dénonciation du système capitaliste, avec une violence effarante.
Enfin moi je n'ai qu'un chose à dire : A bas le capitalisme, et VIVE L'ANARCHIE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!