Sarcophage a un peu le cul entre deux chaises. D'un côté, le réalisateur essaie de nous faire peur avec un ersatz de Sadako (la fille aux cheveux longs de Ring), et de l'autre, il nous sert une histoire pleine de guimauve, avec en fond sonore une musique ringarde et répétitive.
Les rares scènes censées nous faire peur fonctionnent plutôt bien, et à plusieurs reprises, je me suis demandé pourquoi je m'infligeais ça (oui, je l'avoue, Ring m'a marqué, et il y a un petit passage au début du film qui m'a rappelé le chef d'œuvre d'Hideo Nakata). Mais malheureusement, la seconde moitié du film est ratée et on finit par s'ennuyer ferme devant tant de mièvrerie.
L'autre gros souci, c'est qu'Ekachai Uekrongtham est un peu passé à côté de son sujet : la claustrophobie liée à l'enfermement dans un cercueil est à peine évoquée, et plus généralement, l'aspect épouvante-horreur n'est pas assez mis en avant. Bref, Sarcophage est un pétard mouillé qui aura du mal à ravir les amateurs de films d'horreur asiatiques.