Dans les années 70 un grand mouvement de retour à la campagne a eu lieu, avec l’idéal d’une vie en communauté. Les Cévennes, offrant un habitat peu cher à l’époque a vu affluer des groupes de jeunes qui ont investi les maisons abandonnées ou installé des tipis.
Le film retrace l’itinéraire d’un de ces groupes.
Tout va bien, les trois familles cohabitent, travaillent, et ont quelques règles de fonctionnement comme le partage des repas, et des couples. Cela marche tant qu’il n’y a pas d’épreuves. Mais lorsque l’épreuve surgit en la personne de la fille d’un couple, qui présente des troubles psychiques, aucun n’est capable de gérer la situation qui se dégrade petit a petit. La jeune fille vit en sauvageonne dans la forêt. il manque une description de cette vie, qui n’a rien à voir avec une communion avec la nature, donc pas comparable avec la vie des enfants sauvages. Sa mère doit la nourrir régulièrement. Faire « amis-amis » avec des personnes choisies c’est facile pendant un certain temps. Malheureusement on ne choisit pas ses enfants, et le film montre que l’amour inconditionnel d’une mère a des limites. Mais accompagner son enfant dans ses errances, est- ce vraiment l’amour parental?
Le couple de parents et la communauté, refusant la société n’accepte pas les aides compétentes proposées, la médecine, puis le maire, enfin la gendarmerie. Ces trois instances ainsi que les villageois font preuves d’une grande bienveillance envers la communauté et le problème de la jeune fille.
Le film montre bien la grande utopie de ces adultes lorsque le père laisse la jeune fille seule quelques instants dans sa voiture.
Les non-dits deviennent violence, et le groupe explose
Les règles de vie en société et dans les communautés religieuses, quelques soit les confessions, se sont élaborées au cours de plusieurs millénaires, avec force discussions et violences, l’individu ne peut les réinventer en quelques soirées.