Jusqu'à ce film , la vie d'cinéaste de John Boorman se résumé à réaliser des documentaires télévisés ou des épisodes de séries . Pour "Catch Us If You Can" , ce sera donc le premier long métrage du metteur en scène britannique . Après le succès phénoménal de "A Hard Day's Night " de Richard Lester , quoi de plus normal de tenter cette même exploitation des films centrées sur des groupes musicaux en vogue . C'est donc sur une commande que Boorman film le groupe le plus populaire du moment ; j'ai nommé le Dave Clark Five ( ne me demandez qui sait , parce que je risque de vous répondre "c'est le plombier!" .. Non ; je plaisante , j'en sais foutrement rien .. tout ce que je sais , c'est c'est c'est Celimene ..pardon .. c'est que ce David machin truc , était le groupe le plus connu du moment . Ah ! OK !) Le Dave Clark Five venait de se hisser en numéro un des charts anglais et dans le même temps faisait des ravages au pays de l'oncle Don (aka Trump) . À noter justement , lors de sa sortie dans le pays de Bruce (Springsteen cause "Born in U.S.A.") , le film s'intitulé "Having a Wild Weekend" . Bien que sur commande , Boorman détourne cette œuvre . On y voit dans une séquence un personnage, pendu à une corde, se balançant au-dessus d’une fête donnée dans l’édifice religieux. Boorman sublime ce désir de la jeunesse de se débarrasser des valeurs archaïques dans une énergie purement anarchiste. Car oui , Boorman est à l’écoute des évolutions de la société alors à cette époque là . Et le scénario de cette mannequin qui, lassée de sa vie superficielle et bourgeoise, prend la fuite avec un cascadeur rencontré sur le plateau d’une publicité ne pouvait qu'intéressé le metteur en scène . Boorman observe tout en se méfiant de l’émergence de la publicité et sa pénétration du quotidien (dans la première séquence on y voit des posters aux diverses enseignes de magasin, en passant par des plans sur des boîtes de céréales dans l'appartement ou logent The Dave Clark Five ) . Et tout devient un produit commercialisable et exploitable ( autre séquence ou les mêmes gars se déguisent à l’occasion d’un bal masqué en icônes de cinéma ) . On comprend que dans ce chemin tout n'est finalement que "comédie" . Et dans le simulacre , ce sera la notion essentielle du cinéaste à sa filmographie .
Note objective : 5.5/10