Ce deuxième opus reprend tous les élements esthétiques du premier film avec pour seule originalité de pousser les curseurs à fond. Le montage rapide pour montrer la souffrance intérieure des personnages est omniprésent au point de devenir ridicule tant on a l'impression de regarder un clip de nu metal du débuts des années 2000. La photographie poisseuse chère à cette génération du cinéma d'horreur demeure efficace. Les décors apparaissent sordides, les corps souffrant et la lumière cruelle. Les contrastes tranchants ainsi que la colorimétrie verdâtre y sont pour beaucoup. Le reste du film est malgré tout pétri de clichés narratifs, les personnages sont tous des archétypes qui n'apportent jamais rien de novateur, le déroulé du récit essaye de créer du suspens avec des révélations lourdes et des facilités.
Donc, bien que pas désagréable à regarder, le film devient rapidement long et ridicule tant il est un concentré de tous les effets de mode du genre horrifique de l'époque.