« C’est quoi cette histoire de malédiction ? »

En mission archéologique en Égypte, Véra découvre le tombeau secret de Cléopâtre ; mais une antique damnation défend d’en ouvrir le sarcophage, au risque d’éveiller d’effroyables créatures.


Une escapade orientale agréablement divertissante

Avec Scooby-Doo au pays des pharaons, la célèbre troupe d’enquêteurs formée autour du canin pleutre s’aventure dans les sables antiques de l’Égypte, territoire fertile en nécropoles pharaoniques, en fléaux inquiétants et en sarcophages recelant d’antiques secrets.

Le film se regarde avec un plaisir tranquille : l’intrigue, sans se montrer prodigieusement inventive, déroule néanmoins un récit suffisamment alerte pour retenir l’attention. Les péripéties s’enchaînent avec une cadence honnête, ponctuées de poursuites burlesques et de quiproquos qui rappellent l’esprit familier de la franchise.


Un parfum d’aventures déjà entrevues

Il faut toutefois reconnaître que l’ensemble évoque fortement certaines escapades égyptiennes déjà proposées par diverses séries de la saga telles que Quoi d’neuf Scooby-Doo ?. Pyramides inquiétantes, malédictions antiques et apparitions spectrales constituent un décor que cet univers a déjà abondamment exploré.

Ce sentiment de déjà-vu n’annule pas le charme de l’entreprise, mais lui retire une part de nouveauté. Le spectateur familier de ces intrigues pourrait ainsi éprouver une impression de répétition, comme si les auteurs reprenaient des motifs bien connus pour les disposer dans une nouvelle combinaison narrative.


Un dénouement étonnamment audacieux

Là où le dessin animé surprend véritablement, c’est dans son dénouement. Contrairement à la tradition bien établie de la série — où le coupable se révèle presque invariablement extérieur à la petite troupe — l’histoire ose une audace inattendue : la personne dissimulée sous le costume n’est autre qu’un membre de la bande elle-même.

Cette révélation, habilement ménagée, constitue un retournement particulièrement réussi. Elle introduit une nuance dramatique inhabituelle dans l’univers généralement très codifié de ces aventures, et apporte à la conclusion une saveur malicieusement déstabilisante.


Un divertissement honorable

Bref, sans prétendre révolutionner les pérégrinations du célèbre chien détective et de ses compagnons, cela demeure un divertissement tout à fait honorable.

Si l’on peut regretter une inspiration parfois un peu trop proche d’aventures antérieures, le film conserve un rythme plaisant et, surtout, un dénouement étonnamment ingénieux qui vient couronner cette excursion égyptienne d’une note inattendue et assez réjouissante.


Trilaw
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le 16 mars 2026

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