Frissons
Je me suis dit qu’à l’occasion de la sortie du septième volet de la franchise ‘’Frissons’’, il était temps pour moi de rattraper cette saga horrifique. Petite précision : dans ma jeunesse, j’ai vu la trilogie originale, mais j’en garde un souvenir flou et lointain.
L’histoire de la licence ‘’Frissons’’ est celle d’un scénariste, Kevin Williamson, qui peine à lancer sa carrière. En 1994 et suite au massacre de Gainsville par le tueur en série Danny Rolling, Williamson va imaginer un scénario de slasher inspiré de cette histoire. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à l’époque ce genre bien précis est en plein déclin.
Le scénario de ‘’Frissons’’ va de ce fait être pensé en conséquence. L’idée de Williamson étant de proposer un récit méta conscient des codes du genre. De plus, la formule qu’il conceptualise remplace le ton grossier et vulgaire des slashers des années 70-80 par un centré sur le ludique et le mystère. Grossièrement, c’est à ‘’Frissons’’ premier du nom qu’on doit le genre du ‘’neo slasher’’. Comme ‘’Halloween’’ de Carpenter en son temps, ce film va créer tout un tas de rejetons comme les sagas ‘’Légende urbaine’’ et ‘’Souviens-toi...l’été dernier’’.
Revenons à nos moutons, ce premier volet ainsi que les trois autres qui vont suivre vont tous être réalisés par Wes Craven. Lui-même qui, en 1984, avec son ‘’Les Griffes de la nuit’’, avait donné un nouveau souffle au genre slasher. Il va réitérer cet exploit avec le premier ‘’Scream’’. Pour ce qui est du tueur baptisé ici ‘’Ghostface’’. Celui-ci est pensé à l’opposé des figures comme Michael Myers et Jason Voorhees. Le tueur n’est donc plus un assassin implacable, immortel et connu de tous. En prime, il porte un simple costume d’Halloween déjà préexistant, ce qui accentue le côté banal et humain du personnage. Bref, le film est sorti en 1996 et il va devenir instantanément un phénomène culturel. Mérite-t-il réellement cette aura culte? Il est temps de le découvrir!
La petite ville paisible de Woodsboro devient du jour au lendemain le terrain de chasse d’un mystérieux tueur en série surnommé ‘’Ghostface’’. Celui-ci semble n’avoir qu’une obsession, tuer la jeune Sidney Prescott (Neve Campbell) et tous ses amis…
Je vais le dire d’entrée de jeu, ce film est un très bon slasher. Son mélange entre ce genre, celui du whodunit et de la comédie noire, en fait un divertissement hautement captivant et jouissif à visionner. D’ailleurs son côté méta avec toutes ces références à ‘’Halloween’’, ‘’Vendredi 13’’ et ‘’Les Griffes de la nuit’’ crée un intéressant contraste entre l’hommage et la satire. Ce n’est pas compliqué : le genre slasher est ici déconstruit pour mieux être reconstruit.
Concrètement, Wes Craven nous offre une œuvre qui se veut intelligente et maline dans son approche. Ce qui n’est pas commun dans le genre slasher. Ce qu’il propose avec son long-métrage, c’est un meurtre et mystère autour d’un tueur masqué avec tout un tas de personnages intéressants à suivre. La distribution avec Neve Campbell en tête est juste excellente. Mention spéciale à Matthew Lillard, Courteney Cox et Drew Barrymore, ils arrivent tous très bien à se démarquer.
En somme, ‘’Frissons’’ est clairement un incontournable du genre. Ce n’est certainement pas le plus violent ni le plus gore de sa catégorie, mais il est clairement dans le top des plus ludiques de tous. Bon, moi je vais me dépêcher d’aller écouter sa suite! Salut!
https://letterboxd.com/Math333/