Cet épisode de la saga est tourné après le décès de Wes Craven. Ceci peut paraître anecdotique, mais a une certaine importance, tant tout tend à essayer de s’affranchir des quatre premiers volts tout en s’y accrochant malgré tout.
On a déjà vu que les récits jouaient à montrer les films comme étant une réalité, et les films dans le film comme étant l’adaptation de cette réalité factice.
Le début du film est un emboîtement assez marrant de films dans le film dans le film, jouant à plein avec la mythologie tout en prenant en charge l’évolution des mentalités et de la représentation de la violence.
Les épisodes cherchent tous à jouer avec des éléments sociétaux ou cinématographiques, en faisant fi ou presque du scénario. Ici, c’est aussi le cas, même si les incohérences qui font florès sont a priori moins nombreuses que dans les autres
On se moque de la vague des thrillers horrifiques à tendance intello, chambre gentiment la vague des reeboots tout en y cédant aussi en y prenant des gimmicks (ici, la mort de Dewey peut être rapprochée de celle d’Han Solo dans Star Wars), et on accroche les fans de la première heure avec des clins d’oeil appuyés aux épisodes antérieurs (le chéri de Sidney s’appelle Mark (le prénom du flic de l’épisode 3), des plans en copier-coller du premier volet, et j’en passe).
Un épisode efficace qui semble entamer une nouvelle saga, tout en collant aux basques de la quadrilogie originelle.