La sevdah du titre est une forme musicale propre à la Bosnie, sorte de ballade mélancolique qui n'est pas sans rappeler certaines complaintes tziganes (il y a peut-être une parenté musicale).
Ca accompagne (même si on n'en entend pas beaucoup) l'ambiance pas très joyeuse du film (et une fin très mélancolique pour le héros), malgré quelques scènes de fiesta au début du film. Je dois dire que ça m'a fait un peu peur , je craignais le film rempli de scènes choc, mais la suite se révèle fort intéressante, dans la description de ce pays, quelques années après la guerre (il se passe en 2001) , alors que l'avenir semble bouché, à moins de partir du pays. Ce que Karim hésite à faire (on le lui dit au début du film : il aurait pu partir auprès de proches installés à l'étranger, et il préfère rester, quitte à prendre un boulot pas très bien payé, celui de démineur).
Un aspect très intéressant du film est la place prise par la religion musulmane, qui semble être un refuge pour certains, après les années de guerre. Ca s'avérera déterminant pour Karim..
Très belle interprétation