Croyez moi j'en ai vu des nanars dans ma vie, il y en a même pour lesquels j'ai de l'affection tellement ils sont plein de bonne volonté malgré le cacaboutisme...
Il y en a d'autre aussi qui ne valent même pas un peu d'empathie..
Et puis il y a Shank..
Et c'est parfois dur de trouver des mots pour décrire la monstruosité d'une œuvre..
ici c'est le cas.
Probablement inspiré de Banlieue 13 (qui malgré son scenar cliché et racoleur, mérite tout de même une attention sur les superbes cascades et chorégraphies de combats), Shank lui n'en a même pas cette basique substance..
Je veux dire, on peut parler d'un Uwe Boll pour son n'importe quoi qui dilate les vessies, mais que dire de Shank ?
Mensongère dans son affiche et son trailer, ne cherchez pas d'explosion ou de cascades il n'y en aura pas..
Ni à être un minimum étonné par les combats, c'est simple il y a pas non plus, ou peut être 1/2 mais vous ne les comprendrez pas et de toute façon vous n'en aurez strictement rien à foutre..
Chaque séquence, chaque plan est un calque de film existant et paradoxalement en terme d'action il ne se passera rien, nada, que dalle..
Pendant 1h30, on suivra les comparses marcher au ralenti, s'aboyer dessus en argot "zyva c'toi le bâtard" pour se réconcilier quelques secondes après dans d'émouvantes paroles "allez on se lâche pas, on est des frères.", puis re-marcher ou courir au ralenti jusqu'au prochain relais de Chef de Gang à qui ils demanderont de l'aide..
Pour briser cette monotonie (dans un immense élan de créativité ?) le réalisateur essayera tant bien que mal à intégrer des séquences impayable de dessin animé à la sauce Kill Bill (mais moche d'une force..) ou d'une simili séquence "jeux vidéo" aussi rigide que pitoyable dans son propos, comme si elle était faite sous Amstrad CPC par un mec ayant réellement une sacrée dose de came dans le corps..
Alors qu'y a t'il a sauver ?
Ben pas les décors que sont les simples murs tagués tentant de faire croire à un genre de monde post-apo, pas les acteurs sur-jouant les plus tristes clichés.. et encore moins l'écriture/la réalisation molle comme une figue, osant pomper sans vergogne les 4 seule film que le Créateur à dû voir.
Faisant sincèrement passer Banlieue 13 pour un chef d'œuvre, Shank en est son petit cousin consanguin.