Film indépendant ou quatrième épisode de la saison trois de la série « Sherlock », le résultat est le même.
Alors que le troisième épisode de la troisième saison nous annonçait, à sa fin, le retour de Moriarty avec son « Je vous ait manqué ? », nous nous retrouvons à l'époque industrielle victorienne.
Tout commence avec l'histoire d'une femme s'étant donné la mort, pour revenir tuer son mari et disparaître. Par la suite, cette femme réapparut pour tuer d'autres maris. Mycroft Holmes affirme à son frère que cette affaire est liée à une guerre qu'ils doivent perdre.
Alors que nous suivons Sherlock et John durant une nuit de veille, où Holmes avoue que les émotions suscitées par « le sexe faible » (comme il le dit lui-même), nous assistons à une mort accompagnée d'un message disant « Je vous ait manqué ? ». Révélation : nous sommes dans la tête de Sherlock Holmes, repensant à une ancienne affaire pour réfléchir sur le retour de Moriarty.
Par la suite, deux histoires que je vais grossièrement résumer.
Dans la tête de Sherlock, celui-ci et John découvrent la secte responsable des morts grâce à Mary Morstan Watson. Sherlock résout alors l'affaire, annonçant que cette secte rassemble des femmes et que, comme le disait Mycroft, ils doivent perdre cette guerre.
Hors de la tête de Sherlock, l'histoire reprend pour la saison quatre.
En résumé, j'ai été très déçu.
Premièrement parce que je m'attendais à la suite de l'histoire et non à un épisode de remplissage.
Deuxièmement parce que, mise à part le style visuel, je n'ai rien retenu d'intéressant dans cet épisode. Que ce soit pour la série ou en film indépendant.
Troisièmement parce que ce film (ou épisode de Sherlock) me laisse avec beaucoup d'interrogations. La principale étant que si Sherlock dit, à la fin de son affaire mentale, ils doivent « perdre cette guerre », que doit-on comprendre pour la suite de l'histoire ? Qu'il va devoir perdre face à Moriarty ?
À moins que ce soit lié au message idéologique féministe palpable et forcé dans tout l'épisode (ou film).
Tout ce que je retiens de ce visionnage est une perte de temps, un tract féministe déplacé (pauvre John Watson), n'apportant rien à la série et ne laissant rien de mémorable pour lui-même, à part peut-être un peu de visuel. Autant dire rien.