Biopic du pianiste virtuose mais brisé par la dépression (et ce qui ressemble un peu beaucoup à une sorte d'autisme) David Helfgott, Shine est de fait un biopic relativement classique dans la forme comme dans le fond, mais m'en reste pas moins prenant et réussi. Un classicisme qui se retrouve au casting, puisque Armin Mueller Stahl joue encore une fois une figure paternelle ambivalente, et que le film vaut surtout pour la prestation géniale de son acteur principal, en l'occurence Geoffrey Rush, qui est habité par son rôle de composition (Et qui annonce par moment son Moi, Peter Sellers, parce qu'il me faisait pas mal fait pensé au comédien anglais par moment).
C'est d'ailleurs par là que le film parvient à décoller, à sortir un peu du lot, quand il représente Rush/Helfgott lors des concerts et des répétitions au piano. Je me note au passage l'écoute du concerto N°3 de Rachmaninov, histoire de voir si c'est toujours aussi dingue hors du film...