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Le cinéma québécois qui prend pour point de vue narratif principal un personnage de la grande ville qui s’éprend pour quelqu’un de la campagne, ressemble à s’y méprendre à ce cinéma français parisien qui tente de parler de la campagne. Ça peut-être drôle, tendre et parsemé de vraies belles idées artistiques, mais c’est globalement caricatural (dans le phrasé, dans le comportement, dans les réactions…) et même si c’est fait avec les meilleures intentions du monde, ça enfonce au piolet une image négative de personnes et régions qui méritent d’être imagés de toutes autres manières.Ce n’est pas parce que la finalité d’une histoire ou d’un arc narratif n’est pas négatif à leur encontre, que tout ce qui a été mis en scène auparavant se voit supprimer. Le poids des actions et des réactions demeure plus important et impactant qu’une simple conclusion. D’autant plus lorsque le point de vue principal demeure celui du personnage de la grande ville. Merci au cinéaste français Thomas Lilti d’avoir ouvert la voie vers un cinéma de fiction francophone moins caricatural, tout en étant socialement engagé et bienveillant.