Simple comme Sylvain nous offre une plongée radicale à l’intérieur du sentiment amoureux et passionnel. En abordant des sujets comme la lutte des classes, la philosophie, les différentes formes que peuvent prendre un couple (et leur limitent dans l'épanouissement individuel), il arrive avec brio à mettre en perspective les facettes de cet amour brûlant et intense que se vouent Sophia et Sylvain.
Mais le coup de poker pour moi n'est pas là, Monia Chokri parvient, en passant cette passion au scalpel, à alterner la lourdeur tragique et grave, à la légèreté de l'innocence et de la libération comme une mélodie qui transcende le film, pour finir avec la scène finale, par un parti pris sublime : oui, l'amour peut être une passion joyeuse.