Simple comme Sylvain de Monia Chokri a sa sortie a su se faire remarquer par la critique et même par le public. Bon clairement dès les premières scènes, le cinéphile observateur fera aisément le lien avec le cinéma d'un autre réalisateur québécois Xavier Dolan. Et pas seulement techniquement et esthétiquement d'ailleurs, car même certains thèmes et propos font penser au style de Dolan avec cette histoire d'une liaison, d'un adultère entre une intellectuelle et un artisan. Une histoire d'amour et de sexe, plutôt sensuelle dans l'ensemble, revenant à un fond assez classique puisque cette romance est entre deux personnages issus de deux milieux diamétralement opposés, elle étant professeure de philosophie à l'Université ne fréquentant que des snobs bobos quant à lui, il vient d'une famille populos, un brin raciste et vulgaire; c'est assez cliché d'ailleurs mais parfois très juste derrière cette façade caricaturale puis cela reste une comédie. Parfois le visuel est un peu voyant pour ne pas dire tape à l'oeil, mais pas dénué pour autant de joliesse.