Difficile de passer à côté du phénomène Sinners, surtout après la vague de critiques ultra positives et les récompenses qu’il a raflées dont l’Oscar du meilleur acteur pour Michael B. Jordan.
À la base, je n’étais pas spécialement attiré par le pitch. Le mélange vampires, époque coloniale et ségrégation ne me vendait pas forcément du rêve. Et pourtant, contre toute attente, ça fonctionne plutôt bien. Le film s’appuie sur une esthétique vraiment soignée. La mise en scène est maîtrisée, et visuellement, c’est souvent très beau.
Gros point fort aussi concernant la bande-son. Elle est absolument incroyable, avec ce mélange de blues et de rock qui accompagne parfaitement l’ambiance du film et renforce son identité. Anecdote, Miles Caton, qui joue Sammie, aurait appris la guitare spécialement pour le rôle.
Mais malgré toutes ces qualités, il y a quand même un “mais”. Le film ne m’a pas autant embarqué que je l’espérais. L’installation de l’univers est assez lente, ce qui crée des longueurs, surtout au début. Et j’ai aussi ressenti un certain manque de cohérence dans le scénario, avec des zones floues et des explications qui manquent. À la fin, je me suis retrouvé avec plus de questions que de réponses, et je pense que, comme beaucoup, c’est pas ce qu’on veut en regardant un film.
Au final, Sinners reste un film porté par une ambiance très forte, une bande-son marquante et la performance solide de Michael B. Jordan. Mais malgré tout ça, il me laisse un peu sur ma faim.