Sinners part d’un concept super prometteur : deux frères criminels qui tiennent un club de blues dans les années 30, avec un twist vampirique en mode Une nuit en enfer. L’ambiance est là, le décor est stylé, et le clin d'œil au film culte de Tarantino/Rodriguez est évident. Sauf que… le film prend beaucoup trop son temps à se lancer.
Franchement, quand le premier vampire débarque, tu te dis enfin, ça y est, le vrai film commence. Sauf qu’il a fallu attendre une bonne partie du métrage pour y arriver. La mise en place est trop longue, trop bavarde, et ça casse complètement le rythme. Ils misent sur une approche plus sérieuse, avec un fond social et historique (racisme, guerre, musique noire américaine), ce qui est louable, mais au final ça manque de mordant, de tension, et de vraie folie.
Le gros point original : le club appartient aux deux frères, et ils jouent avec les règles des vampires (genre l’invitation obligatoire pour entrer). Ça, c’est une idée cool, qui change du cliché du "on est coincés avec des monstres". Mais malgré ce twist intéressant, le film reste en dessous de ce qu’il aurait pu être.
En résumé : Sinners est beau, soigné, et bien joué — mais pas assez rythmé et clairement moins fun qu’Une nuit en enfer. Je lui mets 6/10. Bonne idée, exécution trop sage.