Le film de Ryan Coogler Sinners a été nominé 16 fois aux Oscars ce qui est un record. Cela m'a donné envie de le voir, sinon je n'aurais jamais regardé un autre film du réalisateur du mauvais Black Panther.
Pendant la première partie du film, nous assistons à la vie dans un village du sud raciste des États-Racistes d'Amérique. Deux gangsters ayant fait fortune à Chicago décident de revenir pour ouvrir un joint. En cela, ça fait beaucoup pense à La couleur pourpre et plus à son remake qu'à l'original. Ils vont aussi lancer la carrière d'un jeune bluesman qui va en rencontrer un vieux. Il y a une histoire de lien entre le blues et le diable qui rappelle vaguement l'histoire de Robert Johnson. La musique se veut importante dans le film bien que pas extraordinaire. Et ce n'est pas la présence de Buddy Guy à la fin qui va y changer quelque chose.
Enfin, lors de la soirée de lancement de l'établissement, des crackers vont vouloir se joindre à la fête. Ce sont en fait des vampires et ils vont peu à peu mordre toute l'assistance. Les protagonistes vont alors lutter toute la nuit contre les vampires enfermés dans leur baraque (comme dans La Nuit des Morts Vivants et la plupart des films de zombies). Ça va se terminer à l'aube, avec le soleil qui se lève et les zombies qui prennent feu. 2h17 ont passé. Et on s'est pas mal ennuyés. En plus il y a des scènes extra bonus durant le générique avec Buddy Guy (le jeune bluesman devenu vieux).
En réalité, la première partie du film est plutôt sympathique et même parfois plaisante. Ça commence à devenir franchement n'importe quoi avec l'arrivée des vampires. Les dialogues sont nuls et lourdauds et l'ensemble devient ennuyeux et prévisible. On verra s'il remporte un prix lors de la cérémonie des Oscars qui se déroulera en mars. Moi, pour ma part je n'en donnerai aucun. Je vous conseille plutôt de regarder Abraham Lincoln chasseur de vampires. Et si vous aimez le blues réécoutez vous les best of de Robert Johnson et Muddy Waters.