Une tarantinade finnoise dont la seule originalité est de mettre à l’honneur– par la métaphore de l’irréductibilité du guerrier - l’insoumission de la Finlande à tous les empires totalitaires (URSS et IIIe Reich) durant la Seconde Guerre mondiale (ce qui relève quelque peu du révisionnisme). Sachez-le, le Finlandais est déterminé, ne lâche jamais l’affaire, est immortel.
Dès la scène de l’étang, j’ai plus ou moins décroché. Le sniper allemand qui loupe sa cible, pourquoi pas, mais quand deux minutes plus tard, il touche d’une balle en pleine tête le « déserteur » qui est à une dizaine de mètres plus loin, j’ai compris que ça irait de mal en pis. L’irréductible Finlandais est tour à tour pendu ; immolé ; noyé ; survit indemne à la chute d’un avion à pleine vitesse, etc. Les soldats allemands ont 150 fois la possibilité de lui tirer une balle dans la tête. Alors, je comprends que tout ça est fait exprès, seulement, je suis incapable de ne pas m’ennuyer face à cette farce qui n’a aucun d’autre but que le massacre de nazis. Pas de péripétie autre, pas de personnages (le héros ne dit pas un mot de tout le film, mis à part à la toute fin). Donc, ça se regarde aussi passivement qu’un épisode d’une série Netflix quelconque…
La réalisation est soignée, ainsi que la photographie, mais ce n’est pas non plus incroyable. Le chapitrage ne sert qu’à l’effet de style, avec sa police d’écriture caractéristique que l’on retrouve chez Tarantino.