Un type vient s'installer dans un appartement miteux de New York où sa voisine sexy lui fait des avances, et lui fait boire une mixture étrange qui le transformera progressivement en créature gélatineuse avide de meurtres.
Bon le scénario n'est pas incroyable, mais Slime City c'est la représentation parfaite du film poisseux, mauvais en apparence, qui révèle tous ses arômes au fur et à mesure du visionnage. Le film Z par excellence qui n'a pourtant rien d'un nanar ou d'un navet. Une petite perle enfouie comme les bisseux aiment.
Alors oui c'est très mal joué à la limite de l'amateurisme, mais ça fonctionne. On est happé par cet univers étrange, à la fois punk et sataniste, sombre et coloré, mauvais et naïf.
Les décors sont dégueulasses, ça pue, on sent limite l'odeur d’ammoniaque nous transpercer les narines. Les appartements sont déprimants, la musique transpire la crasse. On se sent presque souillé de regarder ce film miteux.
Je n'en dirai pas plus pour le final magistral qui excitera les fans de body horror type Cronenberg ou Street Trash qui à lui seul, mérite le visionnage.