Succès phénomène de l'année 2022, Smile appelait nécessairement à une suite. Et Parker Finn se plie à l'exercice du numéro 2 qui voit plus gros et plus grand. Les ambitions s'élèvent d'un cran, comme en atteste l'excellente introduction en plan-séquence. Un procédé qui reviendra lors d'une fuite d'un centre de repos qui met les nerfs en pelote. Alors qu'il reste un budget limité (moins de 30 millions investis), Smile 2 est indéniablement plus massif. Et plus sadique. Il hausse le niveau de torture psychologique en faisant vivre l'enfer à la pop star Skye Riley alors qu'elle doit débuter sa tournée. Hallucinations, blessures et "accidents", elle va en voir de toutes les couleurs. Finn s'en donne à cœur joie et lance plusieurs idées particulièrement dérangeantes pour une vedette, allant du harcèlement aux bains de foule en passant par le couac technique lors d'un évènement caritatif. Ça marche très bien à l'écran, le film fait monter le trouble avec plus de dynamisme que sur le premier volet. Et le gore a été bien soigné avec plusieurs visuels réellement ignobles. L'actrice Naomi Scott se donne à fond et livre une performance de haute volée. En revanche, on sent que cette séquelle a été lancée de manière trop prématurée. Au lieu de casser certaines règles, Smile 2 reprend littéralement la même structure que son prédécesseur. Donc pour les surprises, c'est râpé. On devine rapidement les enchainements et les "twists" si tant est qu'on puisse les considérer comme tels. Les dernières minutes laissent présager un spectacle d'une toute autre envergure pour le troisième opus. C'est heureux, car jusque-là on ne peut pas dire que Parker Finn s'est montré très inspiré dans son intrigue. Et encore une fois, c'est trop long pour qu'on puisse passer l'éponge sur autant de répétitions. Néanmoins, il y a cette fois assez de raisons pour en ressortir avec un sourire (timide) aux lèvres.