Réalisé par Paul W.S. Anderson, Soldier se voulait un prolongement spirituel de Blade Runner. Kurt Russell y incarne Todd, un soldat d’élite rendu obsolète par une nouvelle génération de guerriers génétiquement améliorés.
Le film brille surtout par la performance muette et physique de Russell, capable d’exprimer une humanité naissante avec très peu de mots. L’univers sombre et industriel, où les soldats sont traités comme des déchets, confère au récit une dimension critique intéressante.
Malheureusement, le scénario, qui aurait pu explorer des questions profondes sur la guerre, la mémoire et l’identité, se contente d’un affrontement assez convenu. Anderson privilégie l’action au détriment de la réflexion, et les personnages secondaires manquent d’épaisseur.
En résulte un film hybride : ni totalement philosophique ni complètement efficace en tant que blockbuster. Une curiosité pour les amateurs de SF des années 90, mais loin d’un classique.