Sole, archétype du court métrage cancéreux qui se retrouve à durer 90 longues et pénibles minutes au lieu des 20 qui suffisaient à traiter le sujet : une sorte de remake neurasthénique de Juno.
Un film gourmand, inutilement étiré et à l’intérêt faiblissant lentement mais sûrement.
C’est l’histoire d’un jeune délinquant sans aucune qualité rédemptrice qui se voit confier la surveillance d’une polonaise enceinte et qui doit vendre son bébé quand il ou elle arrivera.
Le courant ne passe pas entre eux, et tout le film s’efforce de montrer à quel point le monde entier est froid et dénué de toute humanité.
A un moment, il emmène la Polonaise en boîte et elle danse. Il ne ressort aucune grâce, aucune ferveur, de cette danse mollassonne. Mais le jeune la regarde... avec à peu près le même engouement qu’on aurait à regarder un aquarium vide.
Du coup, énorme est la surprise du spectateur quand, sans prévenir, il sort «Tu pourrais ne pas vendre le bébé, je m’occuperai de vous !» et il y a une coupure générale de courant, totalement provoquée par des scénaristes sans vergogne ni talent, qui permet au couple de s’embrasser... whoa comme c’est mignon.
Mais, suprême cock-block, le courant revient et le lendemain elle livre le bébé comme prévu, alors ils pleurent beaucoup...
Un tel scénario, on pourrait rêver qu’il bifurque et devienne une fable sociale, un regard sur une jeunesse dévoyée, ou une charge amère sur les... Nan ! Que dalle, le film ne propose littéralement que ça. De l’ennui et du ouin ouin.
Alors on pourrait y voir la marque d’un metteur en scène de... NON ! La lumière est moche, le cadre pas inspiré : 90% FIXE-de-chez-FIXE et le reste filmé à dos de mec bourré.
Si vous ne devez voir qu’un film ce mois ci, allez revoir Akira. Mais si vous devez en voir un deuxième, allez voir un autre truc.