Michael Douglas a bien du courage de se coltiner des rôles pareils. Son personnage est cynique et antipathique au possible, mais il est réaliste, juste et plus courant qu'on ne pense. Honnêtement, aucun personnage du film n'a suscité mon empathie ou ma sympathie, y compris le personnage de sa femme inquiète et compréhensive joué par Susan Sarandon. Comme les personnages qui croisent ou ont croisé la route de ce consommateur compulsif de femmes, je l'ai observé, désapprouvé et condamné sans avoir envie de le comprendre.
Même si on se doute que c'est son problème cardiaque qu'il refuse d'affronter - en plus de la peur de vieillir et de mourir - qui le pousse à cette consommation sexuelle effrénée, je suis restée indifférente à son sort. La froideur clinique du film ne m'a pas non plus donné envie de le comprendre. Si c'était le but, c'est réussi, mais ce n'est pas très agréable.
Reste que Michael Douglas excelle dans ce genre de rôle et qu'il est parfaitement entouré par Susan Sarandon, Mary-Louise Parker, Imogen Poots, Jesse Eisenberg et Danny DeVito.