Soudain tu vieillis, tu perds tes repères et ta perception du temps s’étire et tu disparais sans laisser de traces...
All of a Sudden met en place un système, le système Humanitude, qui permet aux personnes âgées en EHPAD de finir leur vie de la manière la plus apaisée possible.
Ce système mis en place par Virginie Efira (Marie-Lou) va évoluer au fur et à mesure du film grâce à sa rencontre avec Mari. Mêlant ainsi culture française et culture japonaise au sein d’un système universel sur l’amour de l’autre et la volonté d’apporter du bonheur à des êtres malades et vieillissants (mélange de culture très présent dans la mise en scène du film).
Comme ce système, le film évolue également, passant d’une image terne et sombre à un jardin fleurissant et plein de lumière. Les visages des patients évoluent également tout comme la vision des choses de Virginie Efira et Mari qui, à force de discuter, vont créer une sorte d’idéal.
Les idéaux démocratiques reposent sur les vertus du capitalisme. On a beau vouloir essayer de changer le système, nous avons besoin du système actuel pour mettre en place son système et celui de Virginie Efira ne fait pas exception à la règle.
Pour que l’Humanitude existe, il faut des financements (l'argent étant la vertu première du capitalisme), il faut des volontaires et surtout il faut du temps. Ce que malheureusement ces gens-là n’ont pas.
Pourtant il suffit d’un volontaire et d’un patient pour que le système existe, même dans son microcosme, à l’image du théâtre de Mari où il suffit d’un comédien et d’un spectateur pour que la magie de l’œuvre opère.
Sache, Hamaguchi, que si c’est ce que tu penses, je serai le spectateur qui fera vivre ton film.