Enfant j'avais été écœuré de voir un chien du voisinage manger son propre vomi, puis le régurgiter, et le manger à nouveau dans un cycle étourdissant de désespoir.
Ce film provoque la même douleur, on y assiste à des producteurs cyniques de la Warner déféquer, manger, vomir leurs licences sans interruption pendant presque deux heures de film. L'effet du visionnage provoque la sensation d'une fièvre digne des pires variants du COVID. L'hystérie visuelle est un calvaire avec ces toons en 3D prenant la forme des pires bootlegs de jouets fondus des années 80. Durant la première demi-heure de film, on se demande si on est pas devant une performance artistique d'un étudiant aux beaux art tentant une œuvre vidéo sous cocaïne pour se faire remarquer par des galeristes névrosés.
Mais le pire arrive.
Au delà de provoquer sueur et malaises, la deuxième partie du film emmène le spectateur dans le dernier cercles des enfers vidéo. Le match de basket se déroule au milieux d'une foule immense de cosplayeurs en transe mimant AVC et pas de danses syncopés dédié à briser le cerveau de n'importe quel observateur tel la malédiction de la Méduse. Rien ne s'arrête, tout bouge, se contorsionne et gesticule sans la moindre explication, tel un seau d'asticots dédié à être balancé aux poissons stupides pour lesquels la Warner prend ses spectateurs.