De la souffrance, toujours de la souffrance, encore de la souffrance ... et encore ?

Encore et toujours, montrer la souffrance, la souffrance, et encore la souffrance. Hier encore, je parlais de ce teen movie américain qui parvenait à parler du mal être des jeunes à travers l'humour et la bonne humeur. Sparrows se regarde, vraiment. Les musiques sont bonnes, le personnage intéressant, les plans sont bons, parfois même époustouflants (paysage Islandais quoi), mais voilà ... qu'apporte t'il vraiment ?
Là où nous avons Deadly Class en bande-dessinée, ou le Monde de Charlie il y a trois ans, ou Skins, et tant de films sur ces ados qui évoluent dans un cadre où tout ce qui leur tombe dessus n'est qu'une série de merdes qui donnerait envie à tout autre être humain ordinaire de se jeter du haut d'une falaise. La seule solution qu'a Sparrow avec ce passif ici, fut de donner dans la surenchère. Et au final, cela va trop loin. Cela devient gratuit. Certes, inattendu. Le héros reste fidèle à la figure christique qu'il semble symboliser dès le début du film. Et la scène finale a un réel intérêt. Mais la cause, la réelle cause, c'est de la surenchère. Sérieusement, il y a d'autres événements, bien plus réaliste, et bien moins dramatique au possible pour amener un jeune homme à parvenir à cette conclusion.
Certes, nous nous demandons ce qu'il va devenir, nous respectons le choix qu'il fait à un moment fatidique de sa vie. Il a tout notre respect pour cela. Mais la cause, juste cette cause, ça tombe comme ça, c'est inutile. C'est comme essayer de tirer son épingle du jeu avec cet événement.


Au final, Sparrows se regarde pour ses plans, et si nous souhaitons vivre une catharsis de la souffrance adolescente face à un monde délimité, d'où il n'y a aucun échappatoire. Le film reste intéressant à analyser, mais au final, d'autres long-métrage comme Submarine ou Ferris Bueller Day off impacteront plus.

Gzaltan
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le 18 juil. 2016

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