Pas de nuit aux Hallucinations Collectives, mais une soirée dédiée cette année aux animaux qui attaquent, baptisée pour l’occasion… Animokatak! Les deux long-métrage étaient précédés de deux courts-métrages qui forment un diptyque absurde, à l’humour noir terrible. Spider et Bear de Nash Edgerton nous racontent les péripéties de Jack, un vrai blagueur qui ne sait malheureusement jamais s’arrêter, et comme le disait sa mère, “les plus courtes sont les meilleures” (n’y voir absolument aucun message lubrique)! Construit de la même manière, les deux films n’ont tout à fait le même ton. Le premier, légèrement plus grave, a une mise en scène très urbaine, caméra épaule, proche des personnages, bloqués dans cette voiture, rendant presque palpable la tension qui existe entre Jack et sa nana. Le deuxième applique une formule déjà connu par le spectateur, mais n’en demeure pas moins efficace. Il a l’air d’avoir bénéficié de plus de budget, la photographie est plus propre, la mise en scène un peu plus ambitieuse (pas forcément meilleur). Je ne peux en dire plus sans en dévoiler trop, mais je vous laisse sur ces quelques mots qui agiront je l’espère comme un teaser pour votre curiosité : petits sketchs macabres, Spider et Bear bénéficient tous deux de cascades impressionnantes et d’effets spéciaux vraiment efficaces (cliquez sur le nom des films pour les voir).
Tiré du journal du festival des Hallucinations Collectives 2016 : lire l'article entier sur mon site...