J'avais beaucoup apprécié le premier Spider-Man de Sam Raimi qui arrivait à concilier efficacement le développement des origines de l'Homme-Araignée et un récit franchement divertissant, j'attendais donc avec ferveur la suite. Et bien je n'ai point été déçu parce que le sieur Raimi arrivait à faire mieux à tous les niveaux avec un scénario plus riche, des personnages plus travaillés, une mise en scène toujours aussi virtuose, des effets spéciaux toujours plus impressionnants et une bande son toujours aussi aboutie du maître Danny Elfman. Il n'y avait absolument rien à jeter dans ce second volet, Peter Parker se retrouvait en proie à un doute extrême entre sa condition de héros et sa volonté de vivre sa romance avec Mary Jane Watson allant même jusqu'à lui faire perdre momentanément l'usage de ses pouvoirs, Harry Osborn voyait sa haine envers Spider-Man le ronger intérieurement jusqu'à la folie et le Dr. Otto Octavius se retrouvait victime de sa création et se transformait irrémédiablement en Docteur Octopus. Spider-Man 2 s'apparentait donc à un grand huit XXL parvenant à nous embarquer de la première à la dernière seconde en mêlant avec maestria histoires personnelles et scènes d'action bouillonnantes d'inventivité, un véritable tour de force qu'aucun et je dis bien aucun film de l'Homme-Araignée n'est parvenu à égaler jusqu'à aujourd'hui. Une Master Peace.